Citations et dialogues du maire de Champignac


"...cette statue qui fut détruite dans des circonstances mystérieuses qui seront éclaircies lorsque la lumière sera faite sur cette affaire...je disais, cette statue j'ai décidé de la remplacer par une autre encore plus émouvante, oeuvre du sculpteur Mathieu Jules en bronze de toute beauté qui est un fils du pays dont nous sommes fiers et que je vais avoir l'honneur, la fierté et l'orgueil de dévoiler à l'instant devant vous, solennellement !
Le chef d'oeuvre que vous avez devant vous représente le Champignacien qui, fier de son agriculture et de son industrie, lance d'une main sûre un regard plein de confiance vers l'avenir qui l'attend de pied ferme."

(Le dictateur et les champignons)

 

"Jamais, vous m'entendez, je ne laisserai la dent des démolisseurs fouler au pied ces vieilles pierres dont le front chargé d'histoire a bercé le cadre où nos pères ont fait leurs premiers pas et dans le sein desquelles dort un  passé glorieux qui tient l'oeil fixé sur ses fils respectueux..."

"Ce rétrécissement, véritable épine dans le pied de notre commerce, lui coupait les bras en étranglant la place du marché ! Repoussant d'une oreille sereine les objections de certains, nous avons hardiment tranché la question et décidé d'amputer !
Ainsi le Champignacien, poursuivant son droit chemin, tourne délibérément ses pas vers l'avenir car il sait qu'agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont il abreuve ses enfants !"

"...et si ces vandales font planer l'ombre menaçante de la main criminelle de l'anarchie qui, sous terre, ronge les bases de nos aspirations les plus hautes, ils nous trouveront debout, arc-boutés d'un pied vengeur sur notre courage légendaire pour relever ce fier symbole qui..."

(Le Voyageur du Mésozoïque)

 

"Je suis heureux d'être aujourd'hui présent parmi toutes ces magnifiques bêtes à cornes à la tête desquelles Monsieur le Préfet nous fait l'honneur de s'asseoir, lui qui, debout à la proue du splendide troupeau de la race bovine du pays, tient d'un oeil lucide et vigilant le gouvernail dont les voiles, sous l'impulsion du magnifique cheval de trait indigène, entraînent sur la route toute droite de la prospérité, le Champignacien qui ne craint pas ses méandres, car il sait qu'en serrant les coudes il gardera les deux pieds sur terre afin de s'élever à la sueur de son front musclé, vers des sommets toujours plus hauts !"

"Duplumier, à travers ma personne, c'est notre politique agricole tout entière qui sert de cible aux brebis galeuses qui rampent secrètement parmi nous en brandissant l'étendard de l'anarchie."

"...et il porte bien haut une fière devise qui brillera parmi les étoiles pour le Champignacien qui, penché sur son labeur, y lèvera un oeil avide d'y boire à pleins poumons le réconfort du symbole que je suis fier de lui donner !" (Poil au nez...)

(Le prisonnier du Bouddha)

 

"En tout cas, qu'on sache ici que chaque fois que la griffe de l'angoisse prend à la gorge le coeur de notre vieille cité, je lève un regard qui tombe à pieds joints sur ce château dont l'activité mystérieuse et cryptogamique est une épée de Damoclès qui ronge mon coeur de Maire."

"...dites bien au Comte que notre attitude ne peut avoir pour mobile qu'un mystère dont l'obscurité met en lumière notre innocence qui est d'autant plus claire que..."

(Z comme Zorglub)

 

"Messieurs, je suis certain que vous avez tort de vous lancer dans des discours enflammés qui ne peuvent que rafraîchir l'atmosphère et que si vous mettiez un peu d'eau dans votre vin, vous éviteriez de jeter de l'huile sur le feu..."

"Ce chef d'oeuvre en pied, dû à un cerveau de chez nous marchant la main dans la main avec le coeur de notre belle agglomération, contient à tout jamais dans le vide de ses flancs la plénitude du génie champignacien."

(Les petits formats)

 

"Quand mon regard tombe sur ce château, là-haut, il ne peut s'empêcher de pouffer de rire. Oui, je ris sous cape...cap que je n'hésiterai pas à franchir d'ailleurs si la folie du Comte risque de créer des remous dans le moral de marbre de notre population...on dit que le ridicule tue..."

(Panade à Champignac)