Murene.jpg (19669 bytes)  Le repaire de la murène (1957)

Décors : Roba et Jidéhem

Première apparition de John Héléna dit La Murène.

 

  • Le repaire de la murène démarre lorsque Spirou et Fantasio rendent visite au Comte de Champignac qui teste un nouveau produit censé décupler les facultés intellectuelles. Ayant lu qu'un concours était organisé dont le but est de produire un petit sous-marin individuel pour les recherches en eaux profondes, Spirou propose ce test intellectuel au Comte.
    Mais dès le départ, il semble qu'une organisation veuille empêcher certains concurrents de travailler sur leur projet et nos amis sont contraints de s'exiler en secret sur la côte méditerranéenne afin de continuer la construction du sous-marin.
    Là ils rencontreront Xénophon Hamadryas, le mécène du concours expliquant qu'il veut retrouver un de ses anciens cargos perdu en mer, en mémoire à son capitaine et ami, John Héléna lui aussi disparu.
    Lors d'un test du sous-marin, Spirou découvrira l'épave du Discret, le cargo en question et découvrira en même temps la cachette de Héléna dit 'La Murène', en réalité complice d'Hamadryas mais sans savoir que celui-ci avait caché l'or d'un hold-up dans les flancs du cargo. Héléna avait vécu tout ce temps à proximité du magot sans le savoir. Tout rentrera dans l'ordre et les coupables seront bien entendu arrêtés à l'exception de Marco, le complice d'Héléna qui réussira à s'enfuir.

Très bon album également, Le repaire de la murène présente plusieurs éléments nouveaux : le petit sous-marin à propulsion révolutionnaire, l'apparition de John Héléna, Hamadryas et Marco qu'on retrouvera plus tard, la découverte du fait que le Marsupilami est amphibie et le retour du fantacoptère et du métomol.
Franquin a eu l'intelligence de réutiliser certains personnages ou éléments déjà rencontrés ce qui donne plus de consistance à ses histoires, on se sent dans un univers connus, il ne renouvelle pas à tout prix les éléments traités, il les réutilise.
Que ce soit au niveau des personnages avec le Comte ou du matériel avec le fantacoptère, on retrouve cet univers bâti petit à petit, on s'y sent bien, on y retrouve nos références.

A ce titre, cet album est à mon avis représentatif de la cohérence de l'univers de Franquin.